Alors ce verre ?! A moitié plein ou à moitié vide ?
Décembre… Bon sang ! C’est bientôt Noël (Oh Oh Oh :p) ! Encore deux semaines et nous serons déjà à la fin de l’année… L’heure du bilan et des (bonnes?) résolutions pour 2012 ! Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai vraiment l’impression que le temps passe à une vitesse folle !
L’année touche donc à sa fin et c’est une bonne occasion de profiter de siens et de prendre un peu de repos bien mérité.
Les fins d’années sont aussi souvent l’occasion de se poser un instant et de prendre le temps de se retourner pour regarder le chemin parcouru. On se remémore les réussites de l’année écoulée et on s’imagine les challenges qui nous attendent pour l’année à venir !
Parfois, lorsqu’on regarde le chemin que nous avons parcouru : on peut être déçu… On peut avoir l’impression que le sort s’acharne… On peut penser que le monde nous en veut… On peut penser qu’il s’est mobilisé, le bougre, pour nous mettre des bâtons dans les roues et nous empêcher d’avancer.
C’est un peu ce que l’on appelle la vision du verre “à moitié plein”, ou “à moitié vide”.
Une fois n’est pas coutume, mais aujourd’hui, j’aimerais vous raconter une histoire.
C’est une histoire que je tiens d’un personnage assez extraordinaire que j’ai croisé dans ma vie professionnelle. C’est une histoire simple mais pleine de bon sens.
Cette histoire est une sorte de parabole sur la manière dont on peut (dont on doit ?) regarder les évènements.
Car au fond… Le verre, même “à moitié vide”, reste quand même “à moitié plein” !
C’est l’histoire d’un vieil homme et de son fils…
Dans une époque reculée, un vieil homme, fermier de son état, et son fils, vivaient seuls.
Ils étaient pauvres, et leur seul possession de valeur était une seule et unique jument qui avait déjà vu passer quelques hivers.
Un matin, le vieillard sort pour nourrir sa jument et s’aperçoit avec horreur que celle-ci s’est enfuie pendant la nuit.
D’autres fermiers passent devant chez lui et le plaignent.
“Toi, tu es pauvre. Tu n’as vraiment pas de chance ! Tu as perdu la seule possession de valeur dont tu disposais !”
Le vieil homme fronce les sourcils, et sa journée est clairement plus que fichue. Il vaque à ses occupations avec son fils et part travailler dans les champs.
Le soir, alors qu’il revient éreinté d’une longue journée de labeur, qu’elle n’est pas sa surprise de voir que sa jument est revenue et s’ébroue sagement dans son enclos accompagnée d’un fier étalon sauvage à qui elle a définitivement tapé dans l’oeil !
D’autres fermiers passent devant chez lui et le congratulent.
“Toi, tu es pauvre, mais pas pour longtemps à ce rythme ! Tu as vraiment de la chance ! Cet étalon est magnifique.”
Le vieil homme est comblé et son fils est émerveillé devant la magnificence de cet étalon.
Le lendemain matin, le fermier se réveille en sursaut au son des cris de douleur de son fils ! Celui-ci s’était levé pour admirer l’étalon et tenter de commencer son dressage. Le cheval, fougueux, l’avait renversé violemment en lui cassant la jambe.
D’autres fermiers pères et fils qui passaient par là, observent le vieillard qui porte secours à son fils et le plaignent.
“Toi, tu es pauvre… Et ta situation ne risque pas de s’améliorer. Tu vas devoir travailler tout seul dans les champs maintenant. Il va falloir du temps avant que ton fils soit guéri. Tu n’as vraiment pas de chance…”
Abattu… Le vieillard part travailler une fois son fils mis au lit. Il va devoir maintenant assumer seul le labeur de la ferme.
Le soir, alors qu’il revient exténué d’une journée de travail seul dans les champs, le vieil homme apprend que la guerre est déclarée. Tous les hommes et les jeunes gens en âge et en condition de porter les armes sont mobilisés.
Il est trop vieux pour cela, mais son fils, sans l’accident aurait sans doute été enrôlé ! Il n’en est rien, car ne pouvant plus marcher, il est naturellement écarté.
D’autres fermiers, pères dont les fils sont partis au combat, passent devant chez lui et l’observent avec envie…
“Toi, tu es pauvre… Mais tu as chez toi la plus grande richesse du monde ! Ton fils. Nous, nous ne reverrons sans doute jamais nos enfants qui sont partis à la guerre… Tu as vraiment de la chance !”
A moitié plein ou à moitié vide ?
Les circonstances les plus heureuses et inattendues peuvent germer d’évènements peu agréables à vivre !
A contrario, un évènement heureux peut amener son lot de problèmes et de conséquences désastreuses…
Au final, on ne peut se contenter de regarder chaque évènement comme “blanc” ou “noir”. Il faut prendre du recul et tenter d’avoir une vision d’ensemble.
Par exemple, j’ai connu des entrepreneurs qui ne se seraient jamais lancés si ils n’avaient pas été licenciés de leur emploi.
Cet évènement peu agréable, c’est certain, leur a permis de déployer leurs ailes et d’avancer bien plus loin que ce que n’importe qui aurait pu prédire pour eux.
Etait-ce un évènement positif ? Etait-ce un évènement négatif ? A vous de me le dire, mais le résultat est clairement là.
Dans son discours à l’Université de Stanford, Steve Jobs aborde ce point. Il affirme qu’à un moment ou à un autre, les évènements, positifs ou non, sont reliés entre eux comme des points sur une toile et prennent alors tout leur sens.
C’est souvent une question de temps et plus généralement une question d’interprétation.
Faites comme moi. La prochaine fois que le verre sera “à moitié vide”, n’oubliez pas que c’est peut être grâce à cela que les évènements vont enfin se mettre à vous sourire d’une façon ou d’une autre. Et… dans le doute, continuez d’oeuvrer pour que vos projets se réalisent.
Allez… Dites moi… Pour vous, cette année 2011 ! A moitié plein ou à moitié vide ?! Pour me répondre, n’hésitez pas à utiliser l’espace de commentaires ci-dessous !

