9 choses que vous devriez être prêts à abandonner pour réussir.

Par le 12 Juin 2012 dans L'Humeur du Patron | 4 commentaires

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Il y a quelques jours, j’ai eu le plaisir de découvrir un article intitulé « 15 choses que vous devriez abandonner pour être heureux » (en anglais). C’était un article profond sur le fait de lâcher prise. Dans notre vie, à un moment ou à un autre, nous nous attachons à tellement de choses que nous nous retrouvons à souffrir plus que de raison dès que le stress ou le doute s’installe.

Personnellement, comme vous le savez sans doute : je me retrouve aujourd’hui à une croisée des chemins.

Après presque 10 ans de bons et loyaux services en tant que salarié dans la distribution spécialisée avec un beau parcours, j’avais devant moi de nombreuses opportunités pour poursuivre ma carrière dans ce secteur. Sauf que… J’ai décidé de suivre un chemin différent.

Dans quelques semaines maintenant, je mettrai ma vie de salarié derrière moi pour embrasser un nouveau statut : celui d’entrepreneur.

Bref, en lisant l’article que je mentionnais plus haut, je n’ai pu m’empêcher de penser à mon cheminement personnel ces dernières années.

De la même manière que l’auteure de ce précédent billet, j’ai l’impression que pour avoir accès à de nouveaux horizons, il faut d’abord savoir renoncer à un certain nombre de choses. Cela permet de se vider la tête et d’aborder plus sereinement de nouveaux challenges par exemple.

Dans ces 15 « choses » présentées par Dana dans son article, j’ai fait une sélection des points qui, à mon sens, me semblent tout à fait appropriés pour un projet entrepreneurial.

Voilà, je vous propose donc de découvrir les 9 choses que je m’apprête à abandonner, ou que j’ai déjà abandonnées, pour pouvoir me mettre dans les meilleurs conditions possibles pour réussir mon projet ! Peut-être que parmi ces 9 exemples, certains vous parleront, vous inspirerons et d’autres non…

A vous de me le dire !

Vous êtes prêts ? Go !

 

1 – Abandonner l’illusion de la sécurité

S’il y a bien une remarque que l’on a pu me faire ces derniers mois lorsque je parlais de mon projet, c’est que j’étais idiot de renoncer à la « sécurité de l’emploi ». Le salariat présente un certain confort de ce coté-ci, c’est vrai…

Pourtant, je crois qu’il s’agit essentiellement d’une illusion, et non d’une sécurité réelle.

D’ailleurs, à l’inverse, je dois vous avouer que le moment où je me sentirai vraiment en sécurité : ce sera lorsque j’aurai montré ma capacité à créer de la valeur sans avoir à dépendre d’une quelconque structure qui peut décider de votre sort aussi simplement qu’en un claquement de doigt.

La vrai sécurité, c’est celle qui ne dépend que de nous !

 

2 – Abandonner la critique

Je suis un grand fan de Dale Carnegie, et une des règles de relations humaines fournie dans son best-seller est :

 

Ne critiquez pas.

 

C’est une consigne qui résonne particulièrement fortement en moi.

Je ne sais pas si c’est parce qu’étant gamin, je n’ai pas été épargné par mes camarades, ou si c’est tout simplement parce que j’ai connu des entreprises si gangrénées par les luttes internes qu’elles en deviennent inefficaces, mais la critique est vraiment quelque chose que j’exècre au plus haut point !

D’ailleurs, critiquer est vraiment un exercice contreproductif quand on y pense. Critiquer, c’est décourager l’action. Et seules les actions peuvent vous permettre d’obtenir des résultats.

De toute façon, la critique, en plein projet, vous n’avez pas le temps pour ça !

 

3 – Abandonner le fait de se plaindre

La semaine dernière, j’écoutais un épisode de « Startup for the Rest of Us ». Il s’agit d’un podcast (en anglais) sur l’entrepreneuriat et le développement de logiciels.

Le ton y est enjoué et sympathique. C’est un vrai bonheur à écouter si vous maitrisez la langue de Shakespeare. C’est un type de contenu qu’on ne retrouve pas en France d’ailleurs… C’est bien dommage car le principe est génial ! ^^

Bref, l’un des deux animateurs exposait des faits qui sont très vrais à mon sens :

 

C’est face à un problème qu’on reconnait la principale différence entre un salarié et un entrepreneur. Devant la difficulté, l’employé va se plaindre et en parler à ses collègues ; l’entrepreneur va la fermer et aller chercher la solution.

 

C’est un exemple extrême, c’est vrai.

Pourtant, combien de fois j’ai pu voir des collaborateurs excédés par des problématiques qui passaient plus de temps à en parler à la machine à café qu’à essayer de chercher une solution ?

 

4 – Abandonner la recherche de la perfection

Je le réaffirmais récemment à l’occasion d’un projet : le mieux est l’ennemi du bien.

Tout peut être amélioré. De la syntaxe d’un mailing à un design de site en passant par des prévisions budgétaire, un programme informatique ou un nouveau processus dans votre entreprise, bref… il est toujours possible de rendre encore meilleur tout ce que vous produisez.

Par contre, à un moment : il faut se lancer.

Vous avez un site que vous préparez ? Pourquoi ne pas le tester dès maintenant et récupérer des feedbacks de votre audience plutôt que d’attendre encore des mois qu’il soit parfait.

Vous avez un produit que vous souhaitez lancer ? Vous êtes-vous déjà assuré qu’il y avait des acheteurs potentiels en lançant une version basique, plutôt que de garder cette surprise pour quand il sera trop tard ?

La perfection, ce n’est pas ce qui est important. Ce qui est important, c’est de mettre au contact de la demande les offres que vous proposez, aussi imparfaites soient-elles. On ne devient un vrai business que lorsque l’on a des clients.

5 – Abandonner la peur d’avoir tort

Voilà un autre frein particulièrement coriace. Celui-ci m’a d’ailleurs donné du fil à retordre. C’est heureusement beaucoup moins le cas aujourd’hui, mais combien de fois j’ai pu me taire à une réunion tout simplement parce que j’avais peur de passer pour un imbécile à dire ce que je voulais dire ?

Déjà, près de 70% de la valeur de votre message est portée par votre non-verbal et l’intonation de votre voix. Donc même si vous « visez à coté », du moment que c’est aplomb, conviction et avec le sourire, il y a de grandes chances que ça passe.

Néanmoins, cette remarque va plus loin que la simple prise de parole. Le problème quand on a peut d’avoir tort, c’est qu’on est bloqué. Pas d’action = pas de résultats… Donc impossible en plus de savoir si on avait tort ou raison.

En fait, la vrai question à se poser, c’est… qu’est-ce qui peut arriver de pire ? La plupart du temps, vous vous apercevrez que ce pire… ce n’est pas grand chose.

Et puis avoir tort, ça fait aussi du bien parfois. Cela permet de se poser les bonnes questions et d’avancer contrairement à ce que l’on pourrait penser.

 

Il faut VOUS faire confiance. Parfois vous aurez raison, parfois non. Mais au final, vous vous apercevrez rapidement que grâce à votre champ d’expertise, vous avez plus souvent raison que tort.

 

(Si ce n’est pas le cas… changez de métier. Sérieusement.^^ )

(… surtout si vous exercez un métier de santé. lol)

 

6 – Abandonner son désir d’impressionner les autres

Rien ne sert d’en faire trop ou de porter des masques.

Ce n’est pas parce que vous lancez un projet que vous devez abandonner votre style personnel, que ce soit à l’écrit, vestimentaire, ou bien encore dans votre vie.

Certaines occasions s’y prêteront et d’autres non.

Soyez comme vous êtes, sans en faire trop et sans vous saboter le travail non plus.

Le meilleur moyen de gagner la confiance d’autrui, ce n’est pas en lui balançant toutes vos réalisations en pleine figure et en insistant sur le fait que vous êtes « génial » ! Non, le meilleur moyen de gagner la confiance d’autrui, c’est lui montrer que vous en avez bavé, comme lui, mais qu’à force de travail vous avez trouvé des solutions.

 

7 – Abandonner sa résistance au changement

Vous savez ce qu’est un pivot ? Dans le langage des startups, il s’agit d’un changement d’orientation complet qui permet de faire évoluer le modèle économique d’une société (et généralement de changer de direction complètement quand on s’apprêtait visiblement à rentrer dans le mur).

C’est une étape nécessaire.

 

A moins d’un coup de chance magistral, votre première idée ne sera pas la bonne, et elle devra évoluer… que ce soit en surface ou en profondeur, en termes de marché ou en termes de besoins couverts.

 

Bref, il va falloir s’habituer à changer… et à aimer ça. ^^

 

8 – Abandonner le fait de chercher des excuses

Inutile de les regretter, elles ne vous serviront plus à rien dans votre nouvelle mission.

Sérieusement, si toute l’énergie que l’on passe à trouver des excuses pour ne pas faire ceci ou cela pouvait être utilisée pour agir… Je crois sérieusement que nous n’aurions plus de problèmes économiques dans notre pays !

Les excuses ne servent qu’à rester à l’abris du travail, hors c’est exactement l’inverse dont on a besoin en tant qu’entrepreneur.

Arrêtons de chercher des excuses, et utilisons cette nouvelle énergie pour trouver des solutions !

 

9 – Abandonner la peur… tout simplement ^^’

Voilà un conseil très certainement plus facile à dire qu’à mettre en oeuvre… De même, la peur n’a pas toujours que des cotés négatifs.

Si celle-ci vous met en alerte et vous permet d’être efficace, alors c’est un allier. Par contre, si elle vous empêche d’avancer et d’agir, c’est un ennemi.

En ce qui me concerne, c’est malheureusement plus souvent le deuxième cas qui revient. Dans ces moments là, voilà une phrase que je me dis pour relativiser la situation et me donner « un coup de pied aux fesses » :

 

Si quelqu’un a déjà réussi avant moi, alors je peux y arriver. Si personne n’y est encore arrivé, alors je serai le premier !

 

Pour conclure cet article, dans un autre registre, voici la Litanie contre la Peur des Bene Gesserit dans l’univers de Dune (Frank Herbert).

C’est mon coté Geek qui ressort mais Dune est certainement l’un des cycles de SF qui m’a le plus marqué… Je suis un très grand fan ! ^^

 

Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l’esprit.

La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale.

J’affronterai ma peur.

Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien.

Rien que moi.

 

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4 commentaires

  1. Nicolas Fritz

    12 juin 2012

    Répondre

    Bonjour Harold !

    Personnellement, je trouve la critique tout à fait utile, voir indispensable.
    J’ai par contre une façon de fonctionner quelque peu différente peut-être des gens « normaux ». Je n’ai pas non plus été épargné par les moqueries etc. étant plus jeune, sauf qu’au lieu de m’en échapper, j’ai préféré les utiliser pour me renforcer, et en tirer des lecons pour m’améliorer.

    Car dans chaque moquerie/critique il y a une part de vérité, même infime.

    Ca blesse, effectivement, mais au final ça rend plus fort. Après c’est mon avis !

    • Harold Paris

      13 juin 2012

      Répondre

      Bonjour Nicolas, et merci beaucoup pour ton commentaire !

      En fait, quand je dis qu’il faut savoir abandonner la critique, je parle d’abandonner un mode de communication qui se base sur le fait de critiquer les autres.

      Recevoir des critiques et les analyser peut effectivement être très intéressant. Je suis tout à fait d’accord avec toi.

      Par contre, il n’y a aucun intérêt à passer son temps à critiquer les autres. On n’apporte rien en faisant cela. 

      J’ai eu des collègues qui passaient leurs journées à dire : « c’est pas bien, il est pas bon, c’est pas comme ça qu’il faut faire, etc ». A un moment, tu n’as qu’une seule envie, c’est leur dire : « Bon, arrêtes de me gaver, prends ton courage à deux main et va changer les choses si tu penses pouvoir faire mieux. »

      Pour conclure, je dirais aussi que critiquer est différent de « donner du feedback ». La critique est non constructive, le feedback vise à améliorer les choses et à construire ensemble !

      Bonne journée Nicolas ! 

  2. Aline

    20 novembre 2014

    Répondre

    Tout à fait d’accord. Je dirais que si la critique est constructive, elle peut faire avancer les choses. Il ne faut pas se contenter de dire « çà c’est pas bien », ou « tu fais tout faux ». Il faut apporter une solution voire un conseil mais honnête. Après, il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis.

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