EP. #17 | Partage de Documents et Gestion de Projets en mode collaboratif avec Wimi

Par le 15 Nov 2012 dans Podcast Entrepreneuriat | 2 commentaires

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Wimi : Partage de Documents et Gestion de Projets en mode collaboratif

Bonjour à toutes et à tous ! Cette semaine, j’ai le plaisir d’accueillir Lionel Roux, Président de Cloud Solutions qui édite la solution de partage de documents et gestion de projets en mode collaboratif : Wimi !

Il s’agit de la 17e interview réalisée pour « Histoires d’Entrepreneurs », le Podcast iTunes et la Chaine Youtube. Wow… 17, cela commence à faire non ? J’espère que vous appréciez ces interviews autant que je prends de plaisir à les réaliser !

Avant de parler plus en détail de Wimi, je voulais partager avec vous un mail particulièrement sympathique que j’ai reçu suite à la réalisation de ces interviews. Il s’agit d’un mail reçu de Nicolas Fontenit, que j’avais eu l’occasion d’interviewer précédement sur « Histoires d’Entrepreneurs ». Voici le contenu de ce mail :

Salut Harold !
Suite à l’interview sur ton blog nous avons été contacté par un accélérateur de Startup : NextStars. Nous avons intégré leurs locaux à Paris en début de semaine et c’est super.
On voulait te remercier à nouveau parce que c’est vraiment grâce à ton interview qu’ils nous ont découvert !
Encore merci, bonne continuation et à bientôt !
Nicolas Fontenit

Je dois avouer que je suis resté sans voix en recevant ce mail. C’est vraiment génial de se dire que l’on arrive à apporter de la vrai valeur en partageant simplement sa passion de ce monde génial de l’entrepreneuriat et des Start-ups.

Bref, je n’ai qu’une seule chose à dire : Tous mes voeux de réussite à toi Nicolas et à toute ton équipe ! Vive l’aventure Up&Bar et bravo à l’accélérateur NextStars d’avoir repéré cette belle pépite !

 

Allez, revenons à l’interview de cette semaine !

Wimi a été créé pour offrir aux utilisateurs une solution intégrée qui réponde efficacement et simplement aux besoins de partage et synchronisation des documents, de travail en équipe et de gestion de projets, et aussi de gestion des contacts.

Wimi se rapproche de certaines solutions existantes sur le marché, comme Dropbox par exemple, mais avec une optique prenant en compte les besoins des entreprises (partage, mais aussi protection des documents).

Personnellement, je suis un fervent utilisateur de Dropbox à titre privé et à titre pro… Et c’est bien là le problème ! Ce type de solutions est effectivement parfaitement adapté à un usage personnel, mais dès qu’il s’agit d’en tirer un usage professionnel les lignes se troublent.

Une Dropbox est liée à la personne, et non à une entité. Dans mon cas, cela ne pose pas de problème fondamental, car je suis seul (pour l’instant). Mais pour une société, j’en vois les limites.

Pas plus tard qu’hier, j’étais chez un client qui accueillait un nouveau collaborateur. Celui-ci récupère sa machine, et là, surprise : le compte Dropbox qui était sur celle-ci et appartenait à un ancien employé est rempli de documents persos… Oups. Bref, obligé de supprimer Dropbox (avant de faire quoi que ce soit pour éviter que l’ancien collaborateur perde ses documents « chez lui »), faire le ménage ensuite et reprendre à 0.

Rien de bien méchant en soi, mais cela aurait pu devenir ennuyeux si une mauvaise manipulation avait été effectuée, ou si cette personne continuait d’avoir accès à des documents de l’entreprise même longtemps après son départ (ou pire… les supprimer ou les corrompre / cela peut malheureusement arriver…).

Wimi a été créé pour éviter ce type de désagréments. Dans le cas de Wimi, l’espace collaboratif appartient à l’entreprise qui gère, elle-même, ses utilisateurs et leurs accès (ainsi leurs droits en lecture, écriture, etc…). Ainsi dans l’espace de travail de l’entreprise, les données liées à la comptabilité restent protégées et ne sont pas visible du service commercial par exemple, et les intervenants extérieurs ou les clients peuvent aussi avoir accès à un projet spécifique où ils sont concernés.

Wimi ne s’arrête pas au partage de fichiers et va même plus loin en proposant un système basique de gestion de projets, de calendrier partagé (avec connexion Outlook, Google Agenda, etc…) et de ToDo list.

Bref, une belle solution pour les entreprises qui veulent éviter les possibles écueils liés à un système qui, comme DropBox, n’a pas été conçu pour elles.

Dans cette interview, Lionel Roux revient sur la création de sa société il y a deux ans et sur la présentation de Wimi. Puis, en étant à son deuxième projet entrepreneurial, Lionel fournit plusieurs conseils destinés aux entrepreneurs pour les aider à réussir dans leurs projets.

Je vous laisse découvrir tout cela :

Encore merci à Lionel pour cette interview particulièrement sympathique !

N’hésitez pas à aller ouvrir un compte sur Wimi ! En suivant l’un des liens de cet article, vous pourrez gagner 500Mo supplémentaires pour votre compte payant, cadeau de la part de Wimi !

Pour information, il ne s’agit pas de liens affiliés, mais si vous passez par ceux-ci : moi aussi je gagnerai 500Mo supplémentaires. C’est du gagnant/gagnant ! ^^

PS : Si vous pouviez me donner un petit coup de pouce en laissant des « pouces verts » sur les vidéos Youtube et aussi en me laissant un petit commentaire et une note sur le Podcast iTunes, cela m’aiderait à faire connaitre au plus grand nombre ce Podcast et ces interviews ! C’est avant tout grace à vous que ces interviews continuent ! Alors… Merci d’avance !

La retranscription

Retranscription réalisée par les bons et très sympathiques services de eTâches.

Bonjour à tous et à toutes et bienvenue sur haroldparis.fr. Aujourd’hui  j’ai le plaisir d’avoir avec moi Lionel Roux. Donc Lionel est le président de Wimi une solution de partage de documents et de gestion de projet en mode collaboratif et Lionel va venir avec nous pour nous présenter son parcours, son projet et puis va vous donner quelques conseils pour vous, entrepreneur ou chefs d’entreprises qui, je pense, pourront particulièrement vous intéresser. Bonjour Lionel !

Bonjour, merci de me donner l’opportunité  de m’adresser  aux lecteurs de votre blog.

Merci à toi de pouvoir nous rejoindre et puis effectivement de venir sur haroldparis.fr  C’est toujours un plaisir effectivement d’accueillir des entrepreneurs sur ce blog, est-ce que tu peux te présenter en quelques  mots.

Oui bien sur. Je suis le président  de Cloud Solution qui la Société qui édite, développe et commercialise la solution de partage de documents et  de gestion de projet Wimi. C’est une Société qui a été créée il y a  un petit  moins de deux ans et qui, pour l’instant, rencontre un franc succès auprès de notre cible qui sont au sens large : les entrepreneurs.

D’accord,  franc succès, je trouve que tu es modeste ! je regardais  sur le site tout à l’heure et je voyais  en  tagline que tu mets : «  plus de 100 entreprises  par semaine aujourd’hui rejoignent votre solution » 

C’est ça, tout à fait, là aujourd’hui on est sur un rythme d’une centaine d’entreprises qui s’inscrivent  chaque semaine, on espère  beaucoup plus, en réalité c’est un peu une surprise. On ne s’y attendait pas forcement, surtout sans avoir pour l instant déployé des moyens marketing significatifs. On ne pensait pas être sur ce rythme là. On n’a pas encore ouvert l’international même si notre site est en anglais. Mais là les perspectives sont plutôt positives. On est à la veille de la sortie de notre nouvelle version à laquelle on a porté énormément d’améliorations. Des améliorations qu’on n’a pas inventées par nous même mais qui nous ont été remontées par les utilisateurs qui sont au centre de notre stratégie produit.

Avant de revenir sur ces différents points, est ce que tu peux nous présenter en quelques mots la solution Wimi. Qu’est ce que c’est exactement. Qu’est ce que vous proposez à vos clients ?

Alors d’une manière générale, l’ambition de départ c’était d’offrir à nos utilisateurs, une solution intégrée qui réponde efficacement et de façon très simple à leurs besoins essentiels. Alors quels sont-ils ? Ces besoins sont d’abord le partage et la synchronisation de documents. C’est une première brique. La deuxième brique, il s’agit du travail en équipe ou de la gestion de projets. Et la troisième brique c’est la synchronisation de données professionnelles de types contacts, agenda et tâches. Aujourd’hui on a réussi à intégrer ces trois briques majeures dans un seul et même outil qui est présenté de manière tout à fait professionnelle, d’une façon très simple. Pour donner quelques points de repères produits, notre module documents ressemble à une Dropbox version professionnelle. Pourquoi professionnelle, parce qu’on y a ajouté la gestion des droits. On a une réplication dynamique entre les documents qui sont sur le serveur et sur le poste de travail des utilisateurs, comme Dropbox, mais on y a ajouté une gestion des droits fine. Ainsi chacun ne dispose sur son poste que des documents auxquels il a droit. La deuxième brique, gestion de projets, ça ressemblerait à un Basecamp, ou à une Teambox, pour ceux qui connaissent. Et enfin la troisième brique de synchronisation, c’est comme un Microsoft Exchange sauf que c’est cent fois moins cher. Voilà et tout ça est intégré et fait du sens quand on assemble ces trois briques.

Lancés il y a deux ans, donc début des développements en même temps, qu’est ce qui vous a convaincu à un moment donné de vous dire il y a deux ans – Il y avait déjà Dropbox à l’époque ? Il n’y avait pas encore Google Drive c’est vrai mais il y avait déjà Dropbox je crois, donc un acteur vraiment important sur le marché, qu’est ce qui vous convainc à ce moment-ci de vous dire, allez, on va se lancer, on crée le projet, on y va, on a les moyens d’avoir une offre vraiment bien différenciée et qui va avoir sa place ?

Je vais te raconter l’histoire de départ. Moi j’étais manager au sein d’un cabinet de conseil en stratégie à Paris. En fait assez vite j’avais 5 missions à gérer en parallèle, qu’on peut appeler des projets également. J’avais pour chacun de ces projets des équipes de consultants différents, des clients différents et parfois des experts externes. Donc un tas de problèmes étaient devant mes yeux c’est-à-dire qu’on ne savait pas forcément ou se trouvait la dernière version d’un document, des documents trop lourds qu’on ne pouvait pas envoyer par mail. Concernant les tâches on faisait un point hebdomadaire avec mes équipes, mais alors les notes étaient parcellaires donc on ne savait plus d’une semaine sur l’autre qui devait faire quoi. Bref j’ai pressenti qu’on avait besoin d’outils pour mieux structurer notre travail en équipes et donc on a commencé par développer une solution interne qu’on a développée en à peu près trois mois, qu’on a mise en place au sein du cabinet et qui a tout de suite fonctionnée. Les clients trouvaient ça très pro et en interne ça nous facilitait grandement la tâche. Donc on s’était dit qu’il y avait peut être quelque chose et en tant que consultant on a fait notre étude de marché et on s’est rendus compte qu’en fait il existait des solutions de travail collaboratif mais qui étaient souvent, soit trop compliquées soit trop couteuses, soit trop techniques et en fait on trouvait qu’il n’y avait pas réellement d’offre qui correspondait à nos besoins et donc il y a deux ans on a lancé ça. Notre objectif ce n’était pas du tout de concurrencer Dropbox mais, on l’a trouvé en chemin, on a vu que sur certaines de nos cibles Dropbox était utilisé. Alors on trouvait ça curieux parce que Dropbox  … c’est une magnifique solution je suis moi-même utilisateur, mais c’est une solution qui est faite pour le particulier et non pas pour les pros. Et donc on s’est dit, tiens, il y a peut être, en complément de notre solution, ce serait bien qu’on ait une réplication des docs sur le poste de travail des collaborateurs et on a regardé ce qu’il était possible de faire et on a réussi à reproduire ce que fait Dropbox mais en y ajoutant une gestion des droits qui nous semble essentielle dans un milieu professionnel. Voilà comment on est partis. C’est avant tout sur un besoin.

Je regardais la vidéo de présentation que je vous invite tous à aller voir car elle est superbement bien faite, sur le site de Wimi, et effectivement la gestion des droits, lorsqu’on travail dans un environnement business c’est essentiel. Que les commerciaux n’aient pas forcément accès aux données comptables. C’est tout un ensemble de choses. Les docs juridiques qui ne sont pas forcément partagés avec tout le monde ça me parait essentiel. Ca parait évident comme ça mais par contre comme tu le dis, Dropbox, je suis également utilisateur, j’ai commencé à l’utiliser d’un point de vue perso. Je l’utilise aussi un petit peu en pro mais on s’aperçoit rapidement que niveau fonctionnalités ce n’est pas adapté. Il manque des choses essentielles, comme tu dis, pour effectivement arriver à faire en sorte que les bonnes données soit protégées et qu’elles soient en même temps accessibles aux bonnes personnes. 

A ce titre là, nous on récupère un certain nombre de nos clients qui migrent de Dropbox vers chez nous pour ces raisons là. Et pas plus tard que la semaine dernière quelqu’un m’a dit : « Oui en fait on travaillait sur Dropbox et puis en fait on a un collaborateur qui nous a quitté mais les documents étaient sur sa Dropbox et du coup il est parti avec sa Dropbox. » Ce que je veux dire par la c’est que Dropbox a une autre philosophie. C’est votre Dropbox, c’est la votre Harold, c’est la mienne… Dans notre cas, notre Wimi Disk, puisque ça s’appelle Wimi Disk, les données sont centralisées au niveau de la société et non pas au niveau de l’utilisateur.

D’accord ! Alors aujourd’hui plus de cent entreprises qui commencent à utiliser votre service chaque semaine, je le redis je trouve ça génial ! Clairement, qui est votre cœur de cible, dans un premier temps ? Et surtout, tu le disais tout à l’heure, vous n’avez pas encore lancé l’artillerie lourde d’un point de vue marketing et acquisition de prospects et de nouveaux utilisateurs, d’où est-ce qu’elles viennent ces cent entreprises qui arrivent toutes les semaines.

Ce qui se passe c’est que le produit, déjà en soi, il a une dimension virale. C’est-à-dire que tu ne vas pas utiliser Wimi dans ton coin, tu vas l’utiliser dans le cadre d’un travail en équipe sur un projet ou sur une activité. Donc à ce titre là tu vas inviter 3, 4 ou 5 personnes voir plus, et mécaniquement tu vas leur faire découvrir notre plateforme ce qui fait que grâce à ça, naturellement le bouche à oreilles, on recrute un certain nombre de nouveaux clients. Après on commence à être bien référencés sur Google. On ne fait pas de référencement de type Adwords. Pour l’instant on croit plus dans la force du référencement naturel qui du coup ne biaise pas … si on est en première page de Google c’est qu’on mérite d’être là et puis ce qu’on va déployer très bientôt, puisqu’on est compatibles avec Google Aps … on peut dans notre plateforme se loguer via Google Open ID, on peut ajouter des Google Docs, on peut éditer des documents Office grâce à l’intégration de Google Docs, ou Google Drive maintenant, on peut importer des Google contacts, il y a un lien avec Google Agenda etc. Donc on croit beaucoup dans ce canal de recrutement c’est-à-dire se mettre sur le Google Aps market. Ca ne concerne que ceux qui sont déjà utilisateurs des Google Aps. Ca fait plusieurs millions d’entreprises donc c’est une place de marché assez prometteuse. Et après sur les cent qui nous rejoignent chaque semaine on a fait un peu d’emailing aussi. On avait un deal avec l’Agence Pour la Création d’Entreprises qui nous listait comme ses bons plans donc on avait fait une offre promotionnelle pour les entrepreneurs qui visitent le site de l’APCE. Et c’est à peu près tout pour l’instant on est restés très discrets en fait. On travaille beaucoup, beaucoup, beaucoup sur le produit en misant sur sa capacité à faire du bouches à oreilles.

Alors aujourd’hui on va dire que vous êtes en modèle freemium c’est ça ?

Tout à fait

Et ce business modèle-ci il va perdurer ? Est-ce que tu veux nous en parler un petit peu plus ? Sur justement les différents avantages que tu peux trouver avec ce modèle.

Oui en fait aujourd’hui on n’achète pas un service sur Internet sans pouvoir le tester. À ce titre là on a une offre gratuite qui est relativement généreuse. Pourquoi ? Parce qu’on veut être sympas avec nos clients et nos prospects. Qui est généreuse à deux titres. Par exemple notre offre gratuite vous permet de stocker jusqu’à un Giga. Alors ce n’est pas encore autant que Dropbox mais ça commence à s’en rapprocher même si l’on n’a pas les mêmes moyens que Dropbox évidemment. Elle est généreuse aussi parce qu’elle est illimitée dans le temps et parce qu’elle comprend toutes les fonctionnalités de la plateforme. Le parti pris c’était vraiment de donner un essai complet de la plateforme donc l’offre gratuite n’est absolument pas bridée en termes de fonctionnalités. Ce qu’on espère de ce modèle c’est que, on le voit déjà, on a beaucoup de gens qui commencent par s’inscrire en version gratuite, on propose également une période d’essai pour les offre payantes mais les gens dès qu’ils ont l’outil en main, ça leur plait et ils commencent à l’utiliser. Ils créent un projet, deux projets, trois projets et ensuite ils sont ravis de passer sur une solution payante en sachant que les offres payantes, la première est à 9€90 par mois, avec nombre d’utilisateurs illimité. Donc ce n’est même pas le prix d’un Lunch par mois.

C’est une barrière à l’entrée on va dire toute petite !

Le prix de toute façon pour des solutions comme ça ce n’est pas le principal frein. Ce n’est pas tellement le prix, ou le coût, c’est plutôt d’être prêts. C’est-à-dire qu’il y a un certain nombre de sociétés qui tâtonnent encore un petit peu. Qui ne savent pas si elles doivent tout placer sur le cloud. C’est plutôt ce genre de freins qu’on rencontre.

Oui il y a encore beaucoup d’évangélisation à  faire de ce coté là. C’est marrant parce que les entreprises ont souvent tendance à penser qua partir du moment où elles ont leurs données sous leur matelas, entre guillemets, c’est plus en sécurité que chez les professionnels avec des données sécurisées. Je ne sais pas quel type de technologie vous utilisez au niveau de la protection. Tu peux peut être nous en dire plus ?

On utilise les meilleures technologies actuelles en terme de sécurité tout simplement parce qu’on est obligés de le faire. On adresse des cibles professionnelles pour lesquelles la sécurité est très importante. Quand on parle de sécurité ça se décline en plusieurs thèmes. Il y a la confidentialité et puis ensuite il y a la sécurité au sens « est ce que je ne vais pas perdre mes données ». Donc pour tout ça on a mis en place le maximum de ce qu’il est possible de faire pour garantir une sécurité maximale des données. Alors ça passe par des protocoles de chiffrement sur les échanges entre le poste de travail et le serveur. Ca passe par des accès évidemment sécurisés par le biais de mots de passe. Au niveau du serveur on a plusieurs types de sauvegardes. On a 3 sauvegardes. Une sauvegarde journalière – Une sauvegarde horaire – Une sauvegarde hebdomadaire. On a un deuxième datacenter qui est distant de 250 km qui nous permet de faire un backup de la base de données et des données elles mêmes et duplication des données. Si le datacenter principal venait à tomber ce qui serait un vrai cataclysme ! On ne sait jamais, un raz de marré une je ne sais quoi. Donc on fait le maximum de ce qui est possible de faire à date.

Pour les plus geek d’entre nous. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu plus ce que vous utilisez aujourd’hui. C’est quelque chose que vous avez construit sur la base d’un framework ? C’est une technologie 100% propriétaire ? Comment vous avez construit l’application ?

C’est un vieux vieux vieux débat qu’on a évacué. Maintenant on a réellement tranché mais on s’est posé beaucoup beaucoup de questions au début sur l’utilisation framework ou pas donc on a finalement décidé de ne pas utiliser de framework. C’est un peu au prix de la rapidité. Un framework permet d’aller plus vite au début mais le problème d’utiliser un framework c’est qu’on est dépendant. C’est à dire qu’une faille de sécurité d’un framework, certes elle peut être fixée très rapidement mais .. Un framework quand il a une faille ça peut très vite se propager, tout le monde peut être au courant.

Et d’autre part c’est aussi pour une question de performance c’est-à dire-que aujourd’hui on a notre propre framework qui nous permet d’atteindre des niveaux de performance qu’on n’aurait pas pu atteindre avec l’utilisation d’un framework. C’est sûr que pour construire son propre framework ça prend beaucoup de temps et quand on est une start-up et qu’on n’a pas énormément de moyen pour démarrer c’est une vraie,  vraie question. On est sortis de cette phase et on est très content d’avoir  fait ce choix là.

Juste pour information justement cette première phase entre le lancement du projet et le lancement d’une solution minimum viable ça a prit combien de temps chez vous justement ?

Ça a prit un an environ, l’année 2011 nous a servi à construire l’offre en fait je vous disais on avait développé une solution interne dans le cabinet de conseil dont faisait partie qui était une solution pas du tout commercialisable on est parti de cette base et pendant toute l’année 2011, on l’a peaufiné améliorée, stabilisée et début 2012, on a commencé à commercialiser cette solution là et donc dès demain on sort la version qu’on avait en vision il y a deux ans donc on est assez excité à l’idée de la sortir voilà.

Bien j’irai voir ça et puis j’espère que les autres aussi, mes auditeurs pourront aller le voir cette v2 

C’est la 3.

La 3.

Voilà.

Dans cette v3 il y a des nouvelles briques qui viennent s’ajouter à l’intérieur ? Tu veux peut être nous en dire quelques mots.

Oui il y a l’intégration de Skype parmi les gens qui travaillent avec vous sur le même projet vous pourrez démarrer une discussion Skype directement depuis la plateforme.

Ça c’est cool ça.

Oui c’est quelque chose d’assez sympa mais parallèlement à ça on a aussi notre propre chat intégré à la plateforme qui ressemble beaucoup au module messagerie d’iPhone c’est-à-dire qu’on peut poster soit des messages instantanés soit des messages que la personne découvrira quand il se relogue. On a le glissé déposé des documents directement dans la fenêtre. On a le versioning automatique  de document. On a la prévisualisation des documents en ligne de tous les documents office et non pas seulement les pdf et photos. On a alors ça c’est pas de cette version mais ça a été améliorée c’est l’édition en ligne c’est-à-dire un document Office vous pouvez l’éditer en ligne en liant votre compte Google.

D’accord

Voilà pour les grosses améliorations. On a une toute nouvelle appli iPhone, une toute nouvelle appli Androïd qui sont développées en natif pour donner un maximum de performance et puis on a aussi une mise à jour de Wimidisk sur PC et sur mac.

D’accord, ok, oui parce que en plus donc Wimidisk qui effectivement est un application, on va dire, sur le poste de travail qui permet la réplication mais tout à l’heure on en n’a pas parlé mais en même temps vous avez le côté web et puis le côté mobile aussi

Oui tout à fait, le mobile aujourd’hui, on dispose de deux applis mobiles une pour Android, une pour iOS donc iPhone, iPad, qui sont toutes les deux développées en natif qui permettent d’avoir ses projets dans sa poche donc ça veut dire les documents, les tâches, les agendas etc. du coup je suis en mobilité, je suis en rendez-vous client, j’ai besoin de lui envoyer un document, je sors l’iPhone de ma poche et j’envoie un document directement à mon client. L’objectif étant d’offrir sur mobile le même confort et la même performance qu’on propose sur la plateforme web

D’accord… ok… ok

Aujourd’hui les mobiles savent faire beaucoup de choses et ça sera pour une prochaine version je pense avec l’intégration Siri en fait depuis iOS 6 on peut utiliser Siri par exemple je dicte la tâche que je veux ajouter au projet bidule via mon iPhone et ça va ajouter la tâche ou ça va envoyer le document et ça très peu de gens le font aujourd’hui.

Oui effectivement parce que je n’ai pas une fonctionnalité que j’ai déjà eu l’occasion de voir. Je n’ai pas le 4S qui fait que je ne me suis pas forcément intéressé de près Siri mais je ne savais pas en fait que Siri pouvait être intégrable dans des applications annexes.

Il commence à l’être depuis la dernière version de l’iOS, la version 6, permet d’utiliser Siri avec des applications tierces.

Alors là justement bon on va laisser la v3 se lancer mais … ta vision pour Wimi dans un an ce serait quoi par exemple ?

Moi en fait j’ai déjà monté une boite avant ma vision entrepreneuriale avant, ma vision c’est pas évidement le succès financier c’est important c’est la récompense mais pour moi, dans un an, on serait dans un configuration de succès si on était reconnus comme une solution … alors je veux pas être prétentieux en disant incontournable … une solution reconnue par les entrepreneurs en France et à l’international. Pour moi ça serait ça le succès et dans un an je vois la société … en tout cas c’est ce que on a écrit dans notre business plan … ça serait d’avoir environ quelque chose comme 50 000 comptes créés. Voilà ça serait bien qu’on ait ça dans un an.

Vous partez de combien là si ce n’est pas indiscret ?

Ce n’est pas du tout indiscret. On a  peu près 2500 comptes ouverts aujourd’hui.

D’accord

Ce sont des sociétés parfois des toutes petites et parfois des entreprises jusque 200 personnes. Voilà c’est assez large et puis on a là-dedans un panel ça peut être des architectes, des instituts  de formation, des cabinets de conseil. De manière générale plutôt des entreprises dont l’activité tourne autour de la prestation intellectuelle où l’output est un document.

Alors sur HaroldParis.fr, l’audience est composée quasi-intégralement de chefs d’entreprises, d’entrepreneurs ou de personnes qui à un moment donné se posent la question de l’entreprenariat. On en parlait un petit peu avant de démarrer cette interview aujourd’hui … c’est ton deuxième projet entrepreneurial si tu avais 3 conseils à donner à un entrepreneur qui souhaite se lancer ou qui vient de se lancer qu’est ce que ça serait ?

Alors il en aurait beaucoup évidement alors j’en ai sélectionné trois. Je dirai le premier c’est un peu bateau, mais c’est toujours vrai, c’est tout d’abord de bien s’entourer c’est-à-dire de choisir des gens quand on démarre qui soient évidement compétents mais ça c’est un prérequis mais aussi il faut que ça soit des gens en qui on a une pleine confiance. Les gens traversent des périodes difficiles quand on entreprend c’est beaucoup d’incertitudes, beaucoup de travail aussi, il faut pouvoir aussi se reposer, compter sur les gens qui font partie de l’équipe. Ca c’est une première chose. La deuxième chose c’est de ne pas surestimer trop son idée parce que j’ai appris d’une manière assez brutale avec ma première expérience, on peut avoir une très très bonne idée mais si je devais donner un chiffre aujourd’hui au poids que représente l’idée sur le succès d’une entreprise je dirais que ce n’est pas plus de 10%. Les autres 90% seraient purement une excellente exécution donc je pense qu’il faut en avoir conscience quand on démarre. Et enfin mon troisième conseil, ça c’est plus personnel, moi- même, en fait, je suis un peu tombé dans le panneau, c’est-à-dire, dans ma première expérience j’ai énormément donné à mon entreprise. C’est normal, c’était  mon bébé mais on a vite fait de se, excusez moi, de se cramer tout simplement aussi de s’isoler socialement c’est-à-dire, vos clients, nouveaux clients peuvent devenir vos amis du coup vous ne pensez qu’à ça toute la journée, parfois la nuit, et après les seules personnes que vous voyez ce sont vos client … vous tournez en vase clos donc mon conseil c’est de trouver, de presque se forcer de penser à soi. Des activités qu’on aime bien, et aussi pour ceux qui aiment le sport faire du sport ceux qui aiment la culture faire autre chose bref mais en tout cas prendre des breaks c’est important. Travailler 7 jours sur 7 ça fonctionne un moment mais ce n’est pas durable donc c’est quelque chose … même ça nuit à la performance, sa propre performance dans le boulot. C’est un équilibre à trouver mais c’est très important en tant que jeune dirigeant d’intégrer ça parce que quand on est  jeune on a beaucoup d’énergie. On est tout fou on veut tout casser mais il ne faut pas oublier quand même de souffler un peu.

Je pense que c’est … on en discutait un tout petit peu tout à l’heure … pour moi c’est quelque chose d’assez essentiel et à la fois c’est essentiel et à la fois en tant que jeune entrepreneur, moi c’est ma première expérience d’entreprenariat je vois que le risque est là, il est vraiment palpable, et voilà lorsque on a du boulot par dessus la tête et qu’on est tout le temps à fond, tout le temps à fond comme tu dis, du lundi au dimanche, bien en fait au bout d’un moment on a du mal à prendre le recul. C’est quelque chose dont j’avais déjà fait l’expérience même en tant que salarié parce que je me suis toujours investi dans mon travail à partir du moment où on a trop le nez dans le guidon on n’a plus la capacité de relever le nez et de voir les choses arriver de plus loin, prendre du recul et puis travailler SUR sa société et non pas tout le temps DANS sa société c’est qu’à un moment donné c’est aussi nécessaire de préparer l’avenir.

Et bien écoute Lionel, je pense qu’on a fait le tour des différentes questions. Je tenais vraiment à te remercier pour cette interview que je pense d’ailleurs vous trouverez toutes et tous très sympathique.

Merci à toi, je vous invite vraiment à aller voir Wimi le site de Lionel et de son équipe. Donc voilà des solutions de travail collaboratives avec partage de documents, gestion de projets. Allez-y le test est gratuit en plus.

Oui tout a fait et il l’est.

Oui 

Il est généreux en plus non seulement gratuit mais il est généreux donc franchement voilà si aujourd’hui vous êtes une entreprise et que vous avez ce besoin de partage de documents en interne puis avec vos clients et une gestion des droits et des utilisateurs fine et sécurisée allez jeter un œil à Wimi. Vous allez voir c’est une belle solution en plus la vidéo de présentation est super sympa. Et bien écoute Lionel merci à toi et puis je te souhaite une excellente continuation à toi ainsi qu’ à tes équipes.

Merci beaucoup.

A très bientôt sur HaroldParis.fr.

Au revoir à tous. Au revoir.

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2 commentaires

  1. Patricia

    7 janvier 2013

    Répondre

    C’est une interview plutôt sympa!
    Le sujet est cool mais le traiter sous forme d’interview c’est très intéressant et ludique.
    Ça me rappelle un blog que j’ai découvert il n’y a pas longtemps sur le recrutement et justement ils postent assez régulièrement des interviews de spécialistes en recrutement.
    On apprend pas mal de choses sur le recrutement en général et vu que je suis très aimable je vous laisse le lien du site 😉
    http://metiers.juste1emploi.fr/cree-en-1998-notre-cabinet-est-le-premier-specialiste-sur-les-metiers-de-la-relation-client-par-telephone/

    • Harold Paris

      8 janvier 2013

      Répondre

      Bonjour Patricia et merci beaucoup pour le commentaire. J’irai jeter un coup d’oeil à l’interview. Merci pour le lien !

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