Savoir quand persévérer… et quand laisser tomber.

Par le 17 Oct 2011 dans L'Humeur du Patron | 2 commentaires

Partager sur GooglePartager sur FacebookPartager sur Twitter

Dans toute vie professionnelle, il y a des moments de doutes et de difficultés. Les problèmes peuvent s’enchaîner et faire douter même le plus aguerri des entrepreneurs.

Des situations de ce type, il en existe des milliers. Et un jour ou l’autre, tôt ou tard, on peut tous se retrouver confronté à l’une d’elles.

La question est de savoir : Quand faut-il persévérer ? Et aussi… quand faut-il laisser tomber ?

“Ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile.” Sénèque.

Si aucune autre personne que vous ne peut apporter de réponse parfaite à votre situation, il existe pourtant une méthode, ou plutôt un état d’esprit à adopter, qui peut vous permettre d’y voir plus clair et de faire le bon choix.

Cet état d’esprit est abordé largement dans “Le Dip”, un livre du génial Seth Godin.

Le sous-titre de ce petit livre de moins de 100 pages est équivoque et particulièrement prometteur : “Un petit livre qui vous enseignera quand renoncer (et quand persévérer).”

Je vous propose de découvrir les principaux concepts qui m’ont marqué à la lecture de ce livre.

Qui perd gagne ! (enfin ça arrive…)

La défaite a généralement un goût amer. Et pourtant…

Rien ne sert de chasser des dragons (surtout quand il s’agit de moulins à vent). C’est une perte de temps inutile et improductive. Renoncer peut parfois permettre de trouver de nouvelles orientations, de se renouveler, de saisir des opportunités plus importantes.

Savoir perdre peut permettre de changer de jeu et d’opter pour une situation plus avantageuse ou s’orienter vers de nouveaux challenges.

Lorsque j’ai pris la décision de mettre fin à mon activité de recrutement spécialisé dans l’immobilier avec Immolance, je ne l’ai pas fait avec résignation.

Je l’ai fait avec comme objectif, celui de me dégager du temps, des ressources et surtout de la disponibilité intellectuelle pour travailler sur de nouveaux projets.

L’expérience que j’ai acquis avec cette aventure m’a été particulièrement bénéfique !

Hier j’ai perdu, mais les enseignements que j’en ai tiré et le temps que j’ai gagné en acceptant la défaite ont une valeur qui dépasse largement cet échec.

Aujourd’hui, ces nouveaux projets prennent forme peu à peu et c’est grâce à cette défaite.

Savoir renoncer peut parfois être le bon choix.

En fait, tout dépend de votre situation.

Pour commencer, le postulat de base, face à une situation, c’est qu’en produisant des efforts, celle-ci va s’améliorer (au moins un peu).

Vous tentez d’apprendre une nouvelle langue ? Génial ! Si vous bossez, si vous y passez du temps, vous allez vous améliorer. C’est normal (et d’ailleurs… encore heureux !).

Pour ajouter un peu de complexité et de diversité, Seth Godin résume les situations dans lesquelles nous pouvons nous trouver en trois types.

Le cul-de-sac

La première de ces situations, c’est le cul-de-sac. Et avec un nom pareil, ce n’est clairement pas la meilleure des situations.

Un cul-de-sac, c’est une situation où vous savez à coup sûr que jamais vous ne pourrez vous démarquer du reste du peloton. Peu importe les efforts que vous pouvez mettre à essayer de vous améliorer, le podium restera à jamais hors de portée.

Si je devais faire un parallèle avec une situation “business”, ce serait comme se lancer sur le marché des colas. Vous pouvez réaliser autant d’efforts que vous le souhaitez, Coca Cola sera toujours hors de portée. Bien sûr, vos efforts produiront des résultats, mais ces résultats ne seront jamais vraiment “à la hauteur”.

Le cul-de-sac, c’est ennuyeux, cela ne mène nulle part et ne permet pas de devenir le meilleur.

Dans ce types de situations, il vaut mieux savoir renoncer pour pouvoir se consacrer à d’autres projets.

La falaise

La deuxième des situations, encore pire : c’est la falaise (the cliff en anglais).

Dans son livre, Seth Godin reprend l’image du fumeur qui jour après jour continue de fumer et y trouve même du plaisir : mais nous savons tous où ce plaisir va mener un jour ou l’autre.

La falaise, c’est le destin malheureux du petit salarié malchanceux qui fait son travail, vient au boulot avec bonne humeur jour après jour, ne fait rien de plus ni rien de moins que ce que l’on lui demande, passe même un certain temps à se la couler douce, et… un beau jour, se retrouve mis à la porte avec ses autres camarades lorsque l’entreprise est vendue.

La falaise, c’est facile, les résultats ne sont pas mirobolants mais ils existent, sauf qu’ils sont construits sur des fondations « en carton » et que nous connaissons malheureusement tous quel sort est réservé à ce types de situations.

Clairement, c’est aussi un type de situation où il faut savoir renoncer.

Le dip

Le dip, c’est la troisième et dernière des situations dans laquelle nous pouvons nous retrouver.

Le dip, c’est une situation exaltante au début, puis qui plus ou moins rapidement se corse pour devenir particulièrement difficile jusqu’à un moment particulièrement fatidique où la plupart des “candidats” abandonnent.

Faire l’expérience du dip, c’est par exemple se lancer dans l’apprentissage du Chinois.

Au départ, c’est nouveau et particulièrement fun. Puis vous comprenez que pour savoir lire un article de journal, vous allez devoir mémoriser un peu plus de 1500 caractères (oui… c’est 1473 de plus que pour le Français). La plupart des étudiants abandonnent à ce moment précis. D’autres continuent, persévèrent, apprennent les caractères 1 par 1, ont l’impression de ne pas avancer, luttent, mais poursuivent leurs efforts… puis, un jour (pas tout de suite, mais un jour lol), se retrouvent devant un kiosque à journaux et découvrent fièrement qu’ils peuvent lire le “Quotidien du Peuple” (que du bonheur) !

Réussir le passage du dip, cela a un prix. Peu nombreux sont les élus. Mais ceux qui y parviennent sont récompensés et recueillent tous les lauriers !

Si vous savez reconnaître un dip, et que vous savez que ce dip est ce qui vous sépare de votre objectif, alors vous saurez quand vous devez persévérer car… après tout, cela vaut vraiment le coup !

 

Je vous invite vivement à découvrir “Le Dip” de Seth Godin. C’est un livre qui se lit très rapidement, mais qui fait vraiment réfléchir. Attention, la traduction Française est en fait Québecoise, ce qui peut parfois laisser perplexe sur certains mots. Néanmoins, le tout se lit très facilement et donne un certain charme au texte !

Un livre clairement à découvrir, ou à faire découvrir autour de vous !

 

Vous souhaitez découvrir d’autres livres afin d’élargir votre vision du business et développer de nouvelles connaissances ? Je vous invite à jeter un coup d’oeil à la sélection du Personal MBA en Français ! Une sélection de livres acclamés mondialement pour parfaire votre éducation commerciale.

2 commentaires

  1. Jerome Hoarau

    27 juin 2012

    Répondre

    Excellent ! Après je reste un peu frustré parce que je sais qu’il existe des situations pour lesquelles il faut savoir « se sacrifier », mais comment les déterminer ? Comment sait-on que ça en vaut le coup ou pas ? En tout cas tu as bien vendu le livre car ça donne envie de le lire.

    • Harold Paris

      28 juin 2012

      Répondre

      Salut Jérome, c’est effectivement toute la question. On ne peut pas le savoir à l’avance. Mais ce qui est certain, c’est que ce genre de situations est souvent bien plus courante que ce que nous pouvons penser. Après tout, ne dit-on pas que rien ne résiste au travail ? A plus Jérome !

Trackbacks/Pingbacks

  1. Bilan du mois d’Octobre 2011 | HaroldParis.fr - [...] Savoir quand persévérer… et quand laisser tomber. – J’aime = 14 / Retweet = 6 / +1 = 2…

Publier un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

TRIBELEADR - Agence webmarketing à Orléans